Verrines framboises sablées avec des Galettes de Pont-Aven
Des petites verrines estivales à base de framboises et Galettes de Pont-Aven, faciles à préparer et ...
Savez-vous que Pont-Aven n’a pas pour seule ambassadrice la délicieuse petite Galette de Traou...
Bavarois vanille, café, chocolat aux crêpes dentelle Traou Mad
Séverine, blogueuse cuisine du blog La Cuisine de Lustucrubleu, a été inspirée par les crêpes dent...
Publiée le 01 mars 2009 à 22:20 par Cali
Slumdog Millionaire raconte l'histoire d'un jeune garçon de 18 ans issu des bidonvilles de Mumbai en Inde, qui parvient un jour au sommet du jeu "Qui veut gagner des millions ?". Alors qu'il s'apprête, devant un pays entier ébahi par cet exploit, à se confronter à la question qui rapporte 20 000 000 de roupies, il est accusé de tricherie et emmené par la police pour être interrogé. C'est alors le moment pour Jamal Malik de raconter toute l'histoire de sa participation et de son succès à cette émission, grâce à laquelle gloire et richesse lui tendent les bras.
Si Slumdog Millionnaire est à la base un film à petit budget, qui a même failli ne jamais être distribué en salles, nul doute qu'il restera un film indispensable à toute DVDthèque qui se respecte. On notera l'absence de vedettes connues internationalement : à part certains acteurs qui ont connu le succès avec des films hindi, les autres sont tous des acteurs non professionnels, et notamment les deux acteurs principaux (Dev Patel dans le rôle de Jamal, Freida Pinto dans celui de Latika). Malgré leur statut de débutants, les acteurs crèvent littéralement l'écran. Freida Pinto par sa beauté parfaite, la douceur qu'elle dégage, sa fragilité aussi, et Dev Patel par son air effrayé de garçon qui aurait trop vite grandi dans une jungle qui n'aurait pas dû être la sienne, et sa détermination à retrouver et sauver celle qu'il aime depuis l'enfance.
Le film nous offre une vision de l'Inde véritable, au comble de ses paradoxes entre ses millions de pauvres gens qui vivent dans les ordures, et les quelques nantis qui se vautrent dans le luxe, les grosses voitures et les femmes. On a beau le voir dans les documentaires à la télé, rien ne vaut un plongeon dans le quotidien de deux gamins des bidonvilles qui trouvent des tactiques incroyables et souvent drôles pour gagner leur vie et se moquer des autorités.
Entre la réalisation qui fait la part belle aux gros plans sur les visages des protagonistes, dans des cadrages parfois surprenants mais toujours marquants, les couleurs vives des costumes et des décors, et la lumière naturelle de l'Inde, on a l'impression d'être emporté dans un voyage oriental à certains moments frénétique, et à d'autres si calme... Cette impression est renforcée par une bande originale sublime, qui sait alterner les morceaux un peu typiques (sans devenir "indianisante"), et les morceaux rythmés, voire haletants, dignes de grands films d'action.
Une grande part de l'intérêt de l'histoire est justement de comprendre comment ce garçon pauvre, ce pouilleux (Slumdog), arrive à participer et à gagner à cette émission, sans être attiré par l'argent pour autant. Quelle est donc cette motivation qui le pousse à candidater ? Comment arrive-t-il à solutionner des questions complexes, alors qu'à d'autres (simplissimes), il ne peut répondre ? Les réponses se trouvent dans sa propre expérience, de son enfance à son adolescence.
Quant au thème de l'amour, il est traité sous toutes ses formes : amour maternel tout d'abord, lorsque la mère de Jamal le sauve d'un massacre sauvage de musulmans dans lequel elle perd la vie. Amour fraternel ensuite entre deux frères assez différents, mais qui par-dessus tout sont prêts à tout l'un pour l'autre. L'Amour enfin, avec un grand "A", entre Jamal et Latika. Gamins qui ont partagé des épreuves terribles, le lien qui les unit est si fort que Jamal ne pourra jamais se résoudre à avoir perdu celle qu'il aime, au point de se mettre en danger pour la retrouver des années plus tard.
C'est dans la combinaison de ces deux amours fraternel et avec un grand "A" que réside la clé de la solution de la dernière question du jeu, celle à 20 millions de roupies. Jamal souhaite appeler son frère, et le suspense de cette scène durant laquelle le téléphone sonne inlassablement dans le vide, est insoutenable.
La galerie de personnages est bien creusée, et on notera particulièrement le présentateur du jeu télévisuel. Au départ, on le trouve très sympathique, paternel, avec son grand sourire. On finit par s'apercevoir que c'est un parvenu jaloux qui ne souhaite pas que Jamal puisse gagner. Sa petite phrase assassine, lorsque Latika avoue au téléphone qu'elle ne connaît pas la réponse à la dernière question : "Vous êtes totalement seul, maintenant, Jamal Malik", n'aura aucune répercussion sur le jeune homme : effectivement il semble plus seul que jamais face à la possibilité de tout perdre... mais il vient de retrouver son grand amour, et il n'a ainsi jamais été moins seul.
Slumdog Millionnaire est un film émouvant, tendre, qui tient le spectateur en haleine. On s'attache à ce drôle de garçon qu'est Jamal, on se prend à espérer très fort qu'il réponde à toutes les questions même si son but est surtout de retrouver Latika.
Danny Boyle n'a pas volé ses Oscar prestigieux du meilleur film et du meilleur réalisateur, mais aussi les Oscar techniques du scénario adapté, de la photographie, du montage et du mixage sonore, de la meilleure bande originale, de la chanson originale.
On notera d'ailleurs un amusant parallèle entre la scène des gamins qui hurlent devant les télés installées à la sauvage sur des tas d'ordures lors de la victoire de Jamal, et ce qu'on a vu lors des Oscar, quand le film a remporté ses sept récompenses. L'Inde ne sera plus jamais tout à fait la même dans nos esprits après avoir vu ce film.
Commentaires pour l'actualité Film : Slumdog Millionnaire
copyright © 2008 Rue-Du-Buzz