Verrines framboises sablées avec des Galettes de Pont-Aven
Des petites verrines estivales à base de framboises et Galettes de Pont-Aven, faciles à préparer et ...
Savez-vous que Pont-Aven n’a pas pour seule ambassadrice la délicieuse petite Galette de Traou...
Bavarois vanille, café, chocolat aux crêpes dentelle Traou Mad
Séverine, blogueuse cuisine du blog La Cuisine de Lustucrubleu, a été inspirée par les crêpes dent...
Publiée le 25 février 2009 à 08:36 par Cali
Randy "the Ram" Robinson est une ancienne gloire du catch qui a connu sa grande heure fin des années 80. Depuis 20 ans, la gloire s'étiole et les grands galas sont loin : il combat dans des petites salles et des gymnases contre des catcheurs de seconde zone et des débutants dans le métier. Sa fille ne veut plus entendre parler de lui. Après un combat, il est victime d'une crise cardiaque et le verdict est sans appel : son coeur, son corps ont trop souffert de tous les efforts et les mises en scène liés au catch, et il doit prendre sa retraite. Randy a du mal à se résigner à occuper un job comme les autres. C'est alors qu'on lui propose d'organiser la revanche du match qui a fait de lui une star : son combat contre l'Ayatollah, qui lui a valu le titre en 1988.
Il est étrange de voir le parallèle entre les deux destins du personnage et de l'acteur. En effet, Mickey Rourke a dû traverser de sacrées épreuves pour passer de l'état "Beau gosse sexy" dans 9 semaines et demie à l'état "gueule défoncée et bouffie" dans The Wrestler. Néanmoins, entre temps, il n'a rien perdu de son talent.
Certainement a-t-il pu puiser dans sa propre expérience pour habiter littéralement le personnage de Randy. Pour ceux qui ont vu le film de Lars Von Trier, il est autant le personnage que l'était Bjork dans Dancer in the Dark. On ne voit pas l'acteur, on voit The Ram.
La scène où il ouvre son coeur à sa fille, pour lui dire qu'il n'est qu'un minable qui ne mérite pas qu'elle l'aime mais qui veut juste qu'elle ne le haïsse pas est vraiment émouvante. Pas besoin de se demander si l'acteur pleure vraiment.
L'histoire d'amour ratée entre Randy et Pam, alias Cassidy le soir dans le bar où elle est strip-teaseuse, est banale dans ce genre de film. Et pourtant là, elle prend une autre dimension, portée par ces acteurs. C'est Marisa Tomei, vue dans Ce que veulent les femmes ou encore Irrésistible Alfie, qui joue le rôle de Pam. Celle qui refuse de déroger à la règle "on ne touche pas aux clients" et qui souhaite protéger son fils par-dessus tout, finit par laisser parler ses sentiments. Trop tard cependant pour sauver Randy, retourné dans son univers après avoir essayé d'en sortir pour rester en vie. Le ring, seul endroit où les gens tiennent compte de lui et ne le repoussent pas puisqu'au contraire, ils l'acclament et réclament son retour.
A côté de la descente aux enfers de ce catcheur, la découverte de l'univers "underground" du catch est un autre point d'intérêt du film. Ah ça, si vous aimez la castagne et le sang, vous serez servis. On y découvre (avec étonnement pour ma part) les arrangements entre les combattants avant le déroulement du combat, pour faire vibrer le public et offrir le spectacle. Mais de là à penser qu'ils puissent utiliser du barbelé, des tables en verre... ou des agraphes, on était loin du compte. Les corps trinquent, les hommes souffrent, et le public est content.
The Wrestler est un film qui porte la patte du réalisateur de Requiem for a dream. On y retrouve des techniques similaires dans la façon de filmer et d'alterner des moments seulement bercés par les bruits de pas ou de d'objets, avec des scènes baignées d'une musique d'ambiance très réussie. On s'attache à Randy et à son "Ram Jam" (le coup du bélier) qui l'a rendu célèbre. On se surprend à prier pour qu'il arrête de catcher et qu'il sauve sa vie, lorsqu'on découvre un homme aussi sensible sous la montagne de muscles et de cicatrices. Paradoxalement, on se surprend dans le même temps à se dire : "Mais retourne catcher, bon sang, regarde comme le public te réclame !". Jusqu'au moment de la dédicace dans le gymnase, avec les anciens catcheurs dont la moitié est cabossée.
Petit conseil encore : allez-le voir en VO, on entre beaucoup plus dans le personnage (comme souvent d'ailleurs avec la VO), grâce à la voix rauque de Mickey Rourke.
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