Alors que Nicolas Sarkozy ne devait pas rencontrer Hu Jintao, un petit communiqué commun aura suffi à remettre sur les rails la collaboration sino-française.
Et c'est une simple petite phrase qui va faire toute la différence. Souvenons-nous : l'omni-président rencontre le Dalaï Lama en décembre dernier, et prône à cette occasion la reprise du dialogue avec les autorités chinoises. Pour résumer, "en tant que président du Conseil européen, je porte des valeurs, des convictions. C’était mon devoir de le faire, je le fais bien volontiers". C'est beau. Rappelons également qu'il avait conditionné sa présence à la cérémonie d'ouverture des JO à une reprise des relations entre le Tibet et la Chine.
Sauf que.... oubliés, les grands principes, les atteintes aux droits de l'homme, la fermeté, tout ça. Car Nicolas Sarkozy vient de signer un très laconique communiqué : "La France mesure pleinement l’importance et la sensibilité de la
question du Tibet et réaffirme qu’elle s’en tient à la politique d’une
seule Chine et à sa position selon laquelle le Tibet fait partie
intégrante du territoire chinois". Inutile de dire que le président chinois se réjouit de ce revirement, et qu'il est heureux de ce "nouveau point de départ".
On attend avec impatience les réactions du Dalaï Lama. Surtout après les félicitations adressées à Nicolas Sarkozy en décembre dernier : "Les bonnes relations, les relations amicales avec la Chine sont
très, très importantes. Mais cela ne veut pas dire que l’on peut
oublier les principes".
Cette actualité a été publiée le
02 avril 2009 à 13:26
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Politique.
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