Une activité cruelle
Après le retour à la mode de la fourrure, on constate que décidément, les traditions ancêstrales sont bien ancrées dans le "patrimoine".
La chasse à courre (vènerie) perdure en effet en France, alors que même nos viosins anglais pour qui elle était sacrée et pratiquée par la famille royale, l'ont interdite depuis 2005.
Si déjà, pour beaucoup, la chasse est en elle-même une activité fort discutable, la chasse à courre provoque encore plus la controverse. Les cavaliers, aidés par une meute de chiens, traquent le renard, le cerf ou le lièvre sur des kilomètres, avant de le cerner, et de passer au massacre (pardon, au doux moment de l'hallali). "Loisir" réservé aux plus aisés, on ne peut pas franchement dire qu'elle soit noble. C'est vrai que poursuivre un pauvre cerf qui ne faisait que vivre dans son petit coin de forêt paisible, c'est d'un viril...
Pour aller plus loin dans l'horreur, certaines bêtes se retrouvent frappées à coups de barres de fer pour leur faire plier le genou, et alors qu'elles sont déjà quasiment mortes de terreur et blessées par les morsures, on les achève à l'arme blanche. Quand on ne les noie pas dans la vase d'un étang. Mais si, on vous le dit : les chasseurs ne font que réguler la faune de nos forêts.
Ajoutons que la chasse à courre se pratique aussi hors des périodes de chasse à tir, lorsque certaines espèces animales se reproduisent. Ah oui, là, l'argument de la régulation, il en prend un coup (de dague ?) dans le pif.
Quelques chiffres intéressants
Seule une vingtaine de pays continue de la pratiquer. Et notre beau pays des droits de l'Homme ne semble pas celui des droits des animaux ! En effet, 69 départements sont concernés par cette pratique, qui réunit 100 000 suiveurs, 17 000 chiens et 7 000 chevaux pour tuer 3800 animaux chaque année.
L'anecdote qui tue (hinhin)
On peut rappeler un épisode sympathique de la douce campagne de l'Aisne, où en 2008, un cerf a fini sa course dans le jardin d'un particulier et a été achevé à la dague devant les propriétaires du terrain et leurs enfants. Mais puisqu'on vous dit que c'est pour la régulation ! Vous allez continuer longtemps à faire vos chochottes ? Et puis ça leur forge le caractère, à ces mômes, d'assister à ça. C'est la nature, hein.
En plus, il existe un moyen de retrouver cette pratique sans tuer ou stresser les animaux, en "chassant" une odeur. Alors pourquoi continuer à la pratiquer réellement ? Sûrement pour les mêmes raisons qui poussent les fashion victimes à porter de la vraie fourrure lorsque la fausse est si bien imitée de nos jours : pour l'affichage. Transmettre la tradition.
D'ailleurs, je propose qu'on en revienne à couper les mains des voleurs ou brûler des gens sur les bûchers. C'est vrai quoi, tout se perd de nos jours. Et vous, vous en pensez quoi ?
Cette actualité a été publiée le
01 mars 2009 à 13:57
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Société.
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